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Les carnets secrets du Bernin

LA/001

14,5 x 21 cm • 382 pages • Broché
ISBN : 978-2-916344-43-0
Parution : Avril 2009

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20,85 €

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Dans ces « Carnets » imaginaires du plus grand artiste européen du XVIIe siècle, Loïc Aubry nous invite à suivre « de l'intérieur » le parcours, la vie et l'œuvre sculpturale du Bernin, jusqu'à ses années de disgrâce.


Jugements, anecdotes, aveux, considérations sur l'art et les mœurs, récits des uns et des autres s'entrecroisent jusqu'à la révélation finale: « sa plus grande folie », qui « trône, désormais au cœur même d'une place de Rome, sans qu'aucun ne le sache ni même ne s'en doute ».


De la naissance de son talent à la réalisation de ses plus grands chefs-d'œuvre, Gian Lorenzo Bernini évoque avec humour ses erreurs et ses innovations. C'est l'enfant prodige, l'adolescent au talent reconnu, le sculpteur de génie qui, d'épisode en épisode, se révèle et fait revivre sous nos yeux les grands hommes de son temps: Annibal Carrache, maître de la galerie Farnèse, Maffeo Barberini, futur Urbain VIII, Scipion Borghèse, Galilée, Velasquez, jusqu'aux papes, qui voient en lui leur « Michel-Ange ».


Au souvenir des femmes aimées, les confidences et les révélations deviennent plus intimes. Les évocations érotiques se doublent alors d'une réflexion sur la représentation de la nudité, notamment féminine, dans l'art.
Hymne à la Femme, ce « feuilleton autobiographique et romanesque » nous invite à une lecture avide. Il donne à qui connaît les œuvres l'envie de les revoir, et à qui les ignore, le désir de les découvrir.


Loïc Aubry est passionné par l'art, l'Italie et particulièrement Rome, où il a séjourné à de nombreuses reprises, il y trouve une source d'inspiration pour ses ouvrages.


Un extrait



Non décidément, je ne suis pas fait pour penser...
Je suis fait pour faire.
Je suis fait pour dessiner, peindre, sculpter, ériger, construire, concevoir, diriger et réaliser un projet, quel qu'il soit, pourvu qu'il n'ait en lui rien d'ordinaire ni de petit.


Pour n'avoir fréquenté depuis mon plus jeune âge que le grand et le beau dont Rome et le Vatican sont emplis, pour y avoir sans fin nourri mes yeux et mon âme, le petit et le laid me repoussent. Le petit m'écarte malgré moi de moi-même. Le laid vide mon âme et la blesse. J'en demeure parfois si marqué, si effaré même, que mes yeux cherchent aussitôt autour de moi, ou dans les rues de Rome, la beauté d'un visage de femme ou l'élégante et gracieuse silhouette d'une jeune fille.


Comme malgré moi, mes pas me conduisent alors au Vatican ou vers tout monument, toute sculpture, toute oeuvre dont je sais qu'elle m'emplira l'âme aussitôt que j'y porterai mes yeux. A la voir, s'efface aussitôt le sentiment désagréable qui m'étreint toujours au contact du laid et du petit.
Faire naître et jaillir de la chair du marbre des formes toujours plus belles et plus grandes, c'est là tout, et seulement, ce à quoi j'aspire depuis ma plus petite enfance.



On en parle...


• Sur son blog le 1/10/09, Bernard-Olivier Lancelot [Lire...]


“Les carnets secrets du Bernin, de Loïc Aubry est une très belle œuvre romanesque dans laquelle les considérations les plus sérieuses sur l'art et les mœurs de la Rome baroque du XVIIe siècle sont aussi pleines d'humour et d'ironie.”

Le Monde du 20/08/09, Pierre-Robert Leclercq [Lire...]


“Le choix d'un roman à la première personne rend très présent le personnage et lui donne un ton de confidence qui en fait une œuvre vaste et passionnante. Si l'auteur émaille la réalité de fiction, on peut en dire, comme Le Bernin du "Elle tourne" de Galilée, "Se non èvero, è ben trovato".

Le Figaro Magazine du 14/08/2009, Alice Bouchetard [Lire...]


“Réflexion sur les mystères de la création autant que portrait d'un homme et de son époque, le travail de l'auteur est d'une minutie extrême. Et d'une impressionnante exhaustivité. A glisser impérativement dans les valises de qui voudrait (re)découvrir Rome et ses secrets de pierre et de marbre.”

La Nouvelle République du 28 juin 2009, Jean-François Chague


“Le Poitevin Loïc Aubry est tombé amoureux des oeuvres du Bernin. De voyages en visites, un roman à croquer à belles dents.”

Connaissance des Arts du 2 juin 2009, Guy Boyer [Lire...]


“Quoi de plus normal qu'un professeur de lettres classiques mordu de baroque romain veuille écrire les mémoires imaginaires du plus grand sculpteur italien.”

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